Mairie de Mansle

  • Les cieux étaient avec nous, ce 11 novembre, ou s'achevait la commémoration du centenaire de la grande guerre. Les enfants des écoles, les collégiens, les professeurs, la chorale, les élus, les pompiers, les militaires, les gendarmes et de nombreux manslois, étaient venus honorer la mémoire de nos poilus. Des textes ont été lus par nos...
  • Le parking du centre bourg étant achevé, il ne restait plus qu'à lui trouver un nom. Il n'a pas fallu longtemps, pour que le conseil municipal valide celui de Georges Bordas. Maire de notre commune de 1965 à 1983, il a grandement contribué à faire passer Mansle à l'ère de la modernité. Le premier lotissement, la 1ere station d’épuration...

La commune

Situation géographique


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La commune de MANSLE (le S ne se prononce pas) est un chef lieu de canton de la moitié Nord du département de La Charente, (pays ruffécois), en région Poitou-Charentes. Elle est située à 370 km de Paris, 130 km de Bordeaux, 80 km de Poitiers et 30 km d’Angoulême, le chef lieu du département. Elle s’étend sur 580 hectares et son altitude est comprise entre 55m et 115m. Elle compte environ 1600 habitants (manslois et mansloises)

Située à l’intersection de deux routes importantes, la RN 10, de Paris à Hendaye, et la RD 739, de Fontafie à Rochefort sur mer, c’est un bourg agréable dans une vallée calme et verdoyante, baigné par le fleuve Charente et classé station verte. Mansle et son site « Le Champion » un écrin de verdure unique à deux pas du centre bourg, avec ses iles classées, son camping, son hippodrome est un lieu idéal de détente et de découverte de la nature… au fil de l’eau.

Etymologie

L'Hôtel de Ville L'Hôtel de Ville

Mansle étant située au carrefour de deux voies romaines, certains pensent que Mansle tient son origine du nom d'un lieutenant de César "Manslius" d'autres penchent pour "mansio" (latin), qui signifie demeure ou campement.
Mais des documents révèlent qu'au 11ème siècle, on utilisait indifféremment "Manlius Curtis" et "Curte Manlae". Ces mots découleraient de "Mantalo ou Montola", d'origine celtique.
Difficile d'affirmer ou d'infirmer l'une de ces hypothèses, aussi laisserons nous
à chacun le choix de son interprétation.

Historique

Origines :
Si on ne peut fixer avec précision la naissance de Mansle, on sait avec certitude que le site fut occupé depuis les temps les plus reculés.
En effet, en 1975, lors de travaux de terrassement, des ouvriers mettaient à jour des vestiges qui allaient se révéler être ceux d'un Fanum*.
A l'occasion des fouilles menées sur le terrain, on découvrait des objets s'étalant de paléolithique moyen (correspondant à l'expansion des néandertaliens), jusqu'à l'occupation romaine.

*Fanum : édifice consacré au culte d'une divinité.

L'Hôtel de ville :
Restaurer le château eut été trop coûteux, aussi en 1887 la Municipalité décida de l'abattre pour y faire construire l'actuel Hôtel de Ville.
Ce ne fut pas sans mal que celui-ci vit le jour. Pour diverses raisons (retards - malfaçons), la Municipalité intenta des procès qu'elle ne gagna d'ailleurs pas toujours.
C'est seulement à l'aube du 20è siècle, que le très beau bâtiment que nous connaissons aujourd'hui fut terminé.
Mansle et le Progrès (19è - 20è siècles)
Dès 1823, l'installation du Télégraphe CHAPPE, permettait de correspondre avec les communes de Lonnes et Aussac.
En 1897, il fut remplacé par le télégraphe électrique. Et c'est en 1903, qu'une ligne téléphonique reliant Mansle à Angoulême fut mise en service.
Si Mansle fut très peu industrialisée, la minoterie y a cependant occupé une place importante. Il existait également plusieurs fabriques de bonneteries dont les colporteurs, nombreux autour de Mansle, écoulaient les produits à travers la France.
Il y eut aussi plusieurs fabriques de "Charentaises"* dont la dernière a fermé ses portes il y a une dizaine d'années.
*charentaises : la charentaise était la pantoufle nationale. A l'origine, elle était entièrement cousue main. Semelle en cuir - montée sur forme en feutre noir - talonnette et embout en box noir.

L'église St Léger

L'ensemble de l'édifice ne forme pas un tout cohérent. Il est vraisemblable qu'à chaque restauration, on raccordait entre eux les éléments architecturaux conservés.

L'architecture :
De la première construction (probablement du 12ème siècle) subsiste qu'une fenêtre romane en plein cintre (mur nord).
On pense que le deuxième édifice se composait d'une nef unique. Aucun vestige d'arc formeret* ouvrant sur des collatéraux n'est visible. On peut cependant imaginer que la nef était voûtée à l'origine, car on trouve trace d'un ancien pilastre enserré dans le mur sud. Une voûte en pierre entraîne obligatoirement la mise en place de supports pour recevoir les doubleaux**. Au chevet, on remarque la trace d'une ancienne porte, obstruée aujourd'hui. Il s'agissait certainement d'une porte réservée aux chanoines et donnait accès au château qui se trouvait derrière l'église.
C'est probablement au 14ème siècle que fut agrandie l'église, une grande arcade au-dessus des voûtes de la nef sud, ainsi que le portail gothique, en témoignent.

* arc formeret : arc latéral d'un compartiment voûté, inséré dans un mur et parallèle, le cas échéant à l'axe du vaisseau.
** doubleau : arc qui double l'intrados d'une voûte ou délimite deux compartiments voûtées consécutifs.

L'orgue :
Légué à une commune de Charente, c'est Mansle qui bénéficie de ce magnifique cadeau. Conçu et réalisé, après dix années de travail, cet orgue, oeuvre ultime d'Ivan Peychès (membre de l'Institut, décédé en 1978), a pris place après sa restauration, dans l'église de Mansle.
Cette instrument aux 28 jeux (répartis sur 3 claviers) est doté de 30 tuyaux "trompettes" sur les 1108 qui le composent, et proviennent de l'orgue de Charles Tournemire (organiste et
compositeur français 1870 - 1934).